Les Brèves de Novembre 2018 par KERLOG

Un bel avenir

D’après l’OCDE, d’ici 40 ans, la consommation mondiale de matières premières doublera. Avec tous les problèmes environnementaux que cela induit en termes de pollution de l’air, de l’eau et du sol. Et d’après l’organisme, le recyclage ne pourra pas encore rivaliser avec l’extraction.

Les grandes entreprises sont matures pour l’économie circulaire. L’Afep, l’Association française des entreprises privées, s’est engagée depuis février 2017 à mener une centaine d’actions en faveur de l’économie circulaire : recyclage des cartes bancaires pour les uns, diminution de la consommation d’eau pour d’autres, ou encore réemploi de matériaux recyclés… Aujourd’hui, l’Afep fait savoir au Gouvernement que tous ces chantiers sont bien engagés, et même en avance pour certains. L’objectif de l’association est de prouver à l’État qu’il n’a pas besoin d’intervenir, c’est-à-dire de légiférer à outrance ou de créer une énième REP.

Simplification du tri plastique pour le consommateur dès la fin de l’année : 24 millions de Français, contre 15 millions aujourd’hui, pourront déverser tous leurs déchets plastiques dans le même bac, sans exception. D’ici 2022, 100 % du territoire sera concerné. Cela correspond à un surplus de 4kg de plus par habitant, d’après Citeo. Une simplification pour le consommateur, mais une complexification pour certains centres de tri qui n’ont pas les équipements nécessaires. Sur ce sujet, Citeo annonce un appel à projets de modernisation des infrastructures, pour permettre le tri de tous les plastiques. Une matière qui, décidément, est au coeur de l’actualité ces derniers temps. Après la France, c’est l’UE qui a adopté une loi bannissant les plastiques à usage unique : couverts, pailles, touillettes, cotons-tiges… Des déchets qui représentent à eux seuls 70 % de la pollution marine.

Cultivons au lieu de creuser !

Une start-up a réussi à extraire de la culture de l’alyssum, une plante proche du colza, une quantité très significative de nickel : la concentration de nickel issu des cendres de la biomasse se révèle 10 fois plus importante que le minerai extrait d’une mine. Un rendement de 150kg à l’hectare. Même si la production végétale ne peut pas rivaliser avec celle d’une mine, de nombreux débouchés sont attendus de cette technique, comme par exemple la dépollution des terres. Peut-être une solution à étudier pour certains sols franciliens pollués au plomb, au zinc ou au cuivre… Dépollution d’un côté, et récupération des minerais de l’autre grâce à des chaudières à biomasse.

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