Edito Décembre 2018 : Voyage en eaux troubles

Voyage en eaux troubles

Le moins que l’on puisse dire, en cette fin d’année particulièrement brumeuse, c’est que nous atteignons une période inégalée de doute, à tous les niveaux: politique, social et économique. Nous marchons au bord de la falaise, en assurant prudemment chacun de nos pas pour ne pas tomber, le regard rivé sur nos pieds, à défaut de lever les yeux vers un horizon lointain, bouché par les nuages. Nous vous parlions de ce moment qui vient d’arriver il y a plusieurs mois déjà, et nous espérons que vos comptes sont positifs, pour faire face à cette grande période d’incertitude.

Les cours font du yoyo

Tous les cours sont devenus très volatiles ces derniers mois : le pétrole, les métaux… Il n’y a plus de tendance haussière, comme en début d’année, mais elle n’est pas franchement baissière non plus. Du coup il est nécessaire de passer en mode « gestion pilotée », c’est-à-dire de sécuriser au fur et à mesure ses achats et de freiner les risques.

L’État et ses contradictions

L’État fixe des objectifs mais ne fournit pas les moyens pour les atteindre. Federec, la Fnade et la CME ont d’ailleurs alerté les pouvoirs publics sur le sujet lors du salon Pollutec. Par exemple, la fermeture à tout-va des exutoires, sans que la profession ait eu le temps de s’organiser en conséquence. Le problème, c’est qu’après les restrictions d’importations de la Chine, nous avons en France des tonnages sans débouchés, dont on ne sait pas quoi faire. De même, la TGAP doit être mieux adaptées aux installations. Il est nécessaire que les réglementations s’adaptent au marché, sans quoi c’est toute la filière qui est fragilisé.

Le monde en mutations

Les gilets jaunes sont le résultat de 40 ans de mauvaise gestion du pays. La hausse des taxes sur le carburant, qui était prévu au 1er janvier 2019, au nom de la transition écologique, fut la goutte qui fit déborder le vase. Cette transition écologique se fera, mais il lui faudra beaucoup plus de temps que ce que souhaiteraient certains, car elle ne pourra pas se faire au détriment de l’emploi et du pouvoir d’achat. C’est d’ailleurs ce qui ressort de la Cop 24 en Pologne ces derniers jours.

Le chaos, une opportunité

Les entreprises qui ont bien anticiper les troubles passeront l’orage. Il faut pour cela disposer d’outils de gestion rigoureux qui permettent de piloter efficacement son business. Et puis, on le sait, ces périodes de trouble présentent également des opportunités qu’il faudra savoir saisir. Le monde ne s’arrête jamais de tourner, et fort heureusement la profession sait se renouveler. Nous pouvons dons espérer des innovations en 2019, qui permettront au secteur de maintenir le cap.

Toute l’équipe de Kerlog se joint à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année.

Jean-Jacques Le Gall, dirigeant de KERLOG

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